Il sent bon le soir et fleurit magnifiquement. Le chèvrefeuille a plus d’avantages qu’il n’y paraît

Le chèvrefeuille est-il la vigne parfaite pour le jardin ?

Les chèvrefeuilles, c'est-à-dire les formes grimpantes de plantes du genre Lonicera, sont le plus souvent plantés là où le jardin a besoin d'un verdissement rapide et d'une couverture légère et naturelle. Bien gérés, ils peuvent s'enrouler autour de supports, pousser sur un treillis, une pergola, un belvédère ou une clôture grillagée, créant ainsi une cloison verte qui protège des regards des voisins, atténue partiellement le vent et ajoute un caractère plus cosy au jardin. C'est une plante particulièrement appréciée dans les jardins urbains et familiaux, où il n'y a souvent pas de place pour de larges haies et où l'on souhaite obtenir l'effet d'un mur végétal sans renoncer à une grande partie du parterre de fleurs.

Ils sont décorés principalement de fleurs tubulaires, souvent très parfumées, qui, selon les espèces et les variétés, peuvent apparaître de la fin mai jusqu'à l'automne. Les couleurs sont délicates, crémeuses et jaunâtres, mais il existe également des variétés à fleurs oranges, rouges, roses ou violettes. Après la floraison, de nombreux chèvrefeuilles produisent des fruits qui sont avidement visités par les oiseaux, mais il faut se rappeler une règle importante : les fruits des chèvrefeuilles ornementaux ne sont pas destinés à la consommation et sont généralement considérés comme légèrement toxiques. L’exception est la camerise, une baie sèche comestible, mais c’est une plante cultivée dans un but complètement différent.

Exigences et lieu. Où planter le chèvrefeuille pour qu'il pousse vraiment bien ?

L'erreur la plus courante est de planter du chèvrefeuille là où il y a de l'espace libre, et non là où la plante a la possibilité de montrer tout son potentiel. Le chèvrefeuille pousse mieux dans les endroits ensoleillés ou légèrement mi-ombragés, mais il vaut la peine d'éviter les endroits extrêmes : très chauds, secs, complètement exposés au vent ou constamment humides. Pourquoi est-ce si important ? Car une vigne censée créer une grande masse de feuilles et de fleurs a aussi besoin de lumière, d’humidité stable et d’un sol qui ne se transforme pas en poussière ou en boue.

Le meilleur sol sera fertile, humifère, modérément humide et perméable, avec une réaction neutre à légèrement alcaline, bien que les exigences puissent différer selon les espèces. Si le sol du jardin est très léger, sec et se réchauffe rapidement, il vaut la peine de l'enrichir de compost avant la plantation et de pailler la zone autour de la plante après la plantation. Un sol plus frais et humide près des racines est l’un des moyens les plus simples de maintenir le chèvrefeuille en meilleur état, surtout pendant les étés chauds. Il convient également de rappeler que les espèces à feuilles persistantes et semi-persistantes se portent généralement mieux dans les endroits abrités où le vent hivernal ne dessèche pas leurs feuilles.

Planter du chèvrefeuille : étape par étape. Quand et comment le faire sans erreurs courantes ?

Les chèvrefeuilles vendus en conteneurs peuvent être plantés pendant la majeure partie de la saison de croissance, mais en pratique, les dates les plus sûres sont le début du printemps et l'automne, et dans le cas des formes à feuilles persistantes, le printemps est particulièrement avantageux car la plante a alors plus de temps pour s'enraciner bien avant l'hiver. Si le sol est faible, s'assèche ou si le jardin est situé dans un endroit plus exposé au gel, il ne vaut pas la peine de reporter la plantation à la fin de l'automne, car la jeune vigne doit entrer au mieux dans l'hiver.

Le trou doit être nettement plus grand que la motte et la terre doit être mélangée à du compost, ce qui améliorera sa structure et sa richesse. La plante est plantée avec soin, sans déchirer les racines, et après avoir rempli le trou, le sol doit être bien pressé et arrosé abondamment. Les premières semaines après la plantation sont les plus importantes, car le chèvrefeuille a alors besoin d'une humidité constante, mais pas excessive. Il ne peut pas rester dans l'eau, mais il ne doit pas se dessécher, surtout s'il pousse près d'un mur, d'une clôture ou dans un endroit où la pluie atteint moins facilement le sol.

Les supports pour le chèvrefeuille sont essentiels

Le chèvrefeuille n’est pas une plante que vous pouvez simplement planter en espérant qu’elle trouvera par elle-même la direction de croissance parfaite. Ses pousses s'enroulent autour des supports, c'est pourquoi les treillis, pergolas, filets, poteaux, treillis et structures permettant aux pousses de grimper de manière stable fonctionnent mieux. Avec un mur lisse, la vigne elle-même peut ne pas suffire, il faut donc lui fournir une structure supplémentaire sur laquelle elle pourra courir.

Si l’objectif est de couvrir une clôture, les plants sont généralement placés à une certaine distance les uns des autres afin de créer, au fil du temps, un mur de verdure uniforme mais pas trop dense. Planter trop serré n'accélère pas le succès autant qu'il y paraît, car les plantes commencent à rivaliser pour l'eau et les nutriments, et dans les fourrés, il est plus facile d'attraper moins d'air et de maladies fongiques. Il vaut mieux leur donner une bonne terre, un support stable et un peu d’espace plutôt que de les planter nerveusement tous les quelques dizaines de centimètres.

Quels chèvrefeuilles valent la peine d’avoir dans le jardin ?

Les plus fréquemment choisis sont le chèvrefeuille de Poméranie, le chèvrefeuille percé, le chèvrefeuille japonais, le chèvrefeuille de Brown, le chèvrefeuille de Heckrott, le chèvrefeuille pointu et le chèvrefeuille de Henry. Chacun a un caractère légèrement différent, donc avant d'acheter, il convient de se poser une question simple : est-ce que nous nous soucions principalement de l'odeur, de la longue floraison, des feuilles persistantes, de la couverture rapide de la clôture ou peut-être d'une plus grande résistance aux maladies ?

  1. Le chèvrefeuille de Poméranie s'intègre bien dans les jardins naturels et romantiques, il est apprécié pour ses fleurs parfumées et sa bonne adéquation à notre climat.
  2. Le chèvrefeuille séduit également par son parfum et l'aspect classique de ses fleurs, mais rappelez-vous que la taille des espèces qui fleurissent sur les pousses de l'année dernière doit être prudente.
  3. Le chèvrefeuille du Japon est également attrayant en raison de ses feuilles, notamment dans les variétés à nervures décoratives, mais il peut être plus sensible aux basses températures, il est donc préférable de le planter dans un endroit abrité.
  4. Le chèvrefeuille de Brown mérite d'être pris en compte là où une floraison spectaculaire et colorée est importante, tandis que les formes à feuilles persistantes, telles que le chèvrefeuille aiguisé ou le chèvrefeuille de Henry, sont un bon choix pour les coins plus calmes et semi-ombragés, bien qu'elles nécessitent une protection contre les vents rigoureux de l'hiver.

Soins. Comment arroser et fertiliser les chèvrefeuilles pour ne pas en faire trop ?

Le chèvrefeuille aime l'humidité, mais ne tolère pas les extrêmes, donc l'arrosage doit garder le sol légèrement humide, pas constamment humide. Ce sont les jeunes plantes, les spécimens poussant près des murs et ceux plantés sur des sols plus légers qui sèchent rapidement, qui nécessitent le plus de soins. Les sécheresses périodiques affaiblissent le chèvrefeuille et peuvent contribuer aux problèmes de pucerons. Par conséquent, par temps chaud, il est préférable d'arroser moins fréquemment, mais plus abondamment, plutôt que d'arroser la surface du sol tous les jours.

La fertilisation doit être raisonnable, car le chèvrefeuille doit croître sainement et ne pas produire une masse de pousses molles sensibles aux maladies. Le compost et une alimentation modérée au printemps fonctionnent bien dans le jardin, surtout lorsque la plante pousse dans un sol moyen et qu'on s'attend à une floraison intense. Trop de fertilisation azotée n'est pas la meilleure idée car elle peut stimuler la croissance luxuriante des feuilles au détriment des fleurs et altérer la légèreté de la vigne.

Couper le chèvrefeuille. Quand couper sévèrement et quand seulement esthétiquement ?

La taille du chèvrefeuille doit être adaptée aux espèces, car elles ne fleurissent pas toutes sur les mêmes pousses. Les jeunes plantes peu ramifiées doivent être raccourcies au cours des premières saisons pour les encourager à germer davantage et à obtenir une forme plus dense. Chez le jeune chèvrefeuille, le raccourcissement des pousses d'environ un tiers peut améliorer considérablement la densité, mais plus tard, les ciseaux doivent être utilisés avec plus de prudence.

Les espèces qui fleurissent sur les pousses de l'année dernière sont taillées avec parcimonie, principalement en éliminant les pousses faibles, endommagées, malades ou trop denses. Si vous les traitez trop radicalement au mauvais moment, vous risquez de vous priver d’une grande partie des fleurs. La situation est différente avec les chèvrefeuilles qui fleurissent sur les pousses de cette année, qui peuvent être coupées plus sévèrement au début du printemps pour stimuler la croissance et améliorer la forme. Les spécimens plus âgés qui deviennent dénudés par le bas nécessitent parfois une taille de rajeunissement, qui consiste à retirer les pousses les plus anciennes au ras du sol.

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Maladies et ravageurs. Qu'est-ce qui gâche le plus souvent l'apparence du chèvrefeuille ?

Le plus gros problème dans la culture du chèvrefeuille sont les pucerons, qui apparaissent surtout sur les jeunes pousses, bourgeons et feuilles, souvent au début de la saison. Leur présence affecte rapidement l’apparence de la plante, car les pousses peuvent se déformer et la floraison s’affaiblit. Il vaut la peine de contrôler régulièrement les jeunes pousses, car une réaction rapide est bien plus efficace que la lutte contre une grande colonie de parasites. En cas d'infection mineure, vous pouvez utiliser des méthodes plus douces, par exemple des préparations naturelles ou des solutions à base de savon horticole, mais en cas d'attaque grave, vous devrez peut-être utiliser un agent destiné à lutter contre les pucerons.

Le deuxième problème courant est l’oïdium, reconnaissable à la couche blanchâtre et farineuse des feuilles. Elle est favorisée par une ventilation moindre, une densité de pousses trop élevée et des endroits où les feuilles restent longtemps humides. C'est pourquoi il est si important de tailler modérément et d'éviter de planter le chèvrefeuille dans des endroits étouffants, complètement fermés et constamment humides. Une plante saine, poussant dans un bon endroit, donne généralement de bien meilleurs résultats qu'un spécimen planté accidentellement, desséché en été et fortement épaissi après plusieurs années sans soins.

Le chèvrefeuille est-il un bon choix pour le jardin ?

Oui, mais à condition qu’un accompagnement et un contrôle de la croissance lui soient immédiatement prévus. Il pousse verticalement et vous permet d'utiliser l'espace à côté d'une clôture, d'un gazebo ou d'une pergola. C'est un bon choix lorsque vous avez besoin d'une plante attrayante qui n'occupe pas une grande surface de terrain, surtout si le jardin doit gagner en abri, en parfum et en floraison saisonnière.

Cependant, ce n’est pas un grimpeur totalement sans entretien. Cela nécessite un arrosage en cas de sécheresse, un contrôle des pucerons, une taille raisonnable et la sélection d'une variété pour l'emplacement. Si vous plantez une espèce plus sensible au gel dans un coin froid et venteux, l’effet peut être décevant. Cependant, si vous choisissez une variété adaptée aux conditions, le chèvrefeuille vous récompensera par une croissance rapide, une floraison et un charme naturel difficile à trouver dans des plantations typiques et rigides.