Résumé de l'article
Les gelées d'orange sur genévrier ne sont impressionnantes qu'en apparence, car en pratique elles signifient une maladie qui peut avoir des conséquences sur l'ensemble du jardin. La rouille du genévrier et la rouille du poirier sont deux images d'un même problème, liées par le cycle de développement du champignon et la proximité des plantes hôtes. Les actions les plus importantes sont la reconnaissance rapide des symptômes, l'élimination des pousses infectées, la protection des blessures, une pulvérisation raisonnable et le fait d'éviter de planter des genévriers sensibles à proximité des poiriers si l'on planifie simplement la composition du jardin.
Les gelées d'orange sur genévrier sont un signal d'alarme
Au printemps, surtout après la pluie et une humidité élevée de l'air, des excroissances gélatineuses orange ressemblant à des infiltrats mous peuvent apparaître sur les pousses de genévrier. Ils semblent très caractéristiques, il est donc difficile de les confondre avec des dommages mécaniques ordinaires ou une décoloration des aiguilles. C'est un symptôme de la rouille du poirier et du genévrier.
Initialement, des renflements, un revêtement mycélien blanc ou des amas jaunâtres peuvent se former sur les pousses, qui s'assombrissent ensuite et se transforment en structures orange distinctes. Au fil du temps, les parties infectées du genévrier s'affaiblissent, cessent de croître correctement, deviennent grises et certaines pousses peuvent mourir. Une telle pousse ne peut généralement pas être « guérie » dans le sens de lui redonner la santé, elle doit donc être traitée comme une source d'infection et éliminée.
Pourquoi un genévrier malade est-il également un problème pour les poiriers ?
La rouille du genévrier ne s'arrête pas au genévrier. Il s’agit d’une maladie à deux foyers, ce qui signifie qu’elle a besoin de plantes hôtes différentes pour se développer pleinement. En pratique, il associe le plus souvent le genévrier au poirier, bien que d'autres plantes de ce groupe hôte puissent également participer au cycle. Les pousses orange du genévrier libèrent des spores que le vent peut transporter jusqu'aux jeunes feuilles du poirier. Là, au bout d'un certain temps, apparaissent des taches jaunes, oranges ou rougeâtres, si bien connues des propriétaires de vergers et de jardins familiaux.
C’est pourquoi deux problèmes apparemment distincts, à savoir les taches sur un poirier et les excroissances gélatineuses sur un genévrier, doivent être lus ensemble. Si les deux plantes poussent dans le même jardin ou à proximité, la maladie peut circuler entre elles au cours des saisons suivantes. Une simple pulvérisation sur le poirier ne suffit pas s'il reste à proximité un genévrier infecté, qui produit chaque année de nouvelles spores. De même, la simple taille de votre genévrier ne protégera pas complètement votre poirier si l'infection vient de plus loin, mais cela réduit considérablement le risque dans votre propre jardin.
Quels genévriers peuvent tomber malades ?
Dans le contexte de la rouille du poirier-genévrier, l'attention est le plus souvent portée au genévrier sabinia et à ses variétés, car elles sont particulièrement souvent associées au problème de la rouille dans les jardins. Cela ne signifie pas que chaque genévrier doit être automatiquement enlevé, mais si des gelées orange apparaissent sur les pousses, épaississant et mourant des parties de la plante, vous devez agir et pas seulement observer.
Il vaut la peine d'examiner attentivement les genévriers au printemps, lorsque les symptômes sont les plus spectaculaires et les plus faciles à remarquer. Les endroits où la pousse est gonflée, fissurée, localement recouverte d'une masse orange ou nettement plus faible au-dessus de l'infection sont particulièrement suspects. L'inspection doit couvrir la plante entière, et pas seulement les parties externes clairement visibles, car la source de la maladie peut être plus profonde dans la couronne.
Comment lutter contre la rouille sur le genévrier ?
Le traitement le plus important consiste à couper les pousses infectées sous les lésions visibles. Couper juste à côté de la croissance gélatineuse n'est pas suffisamment sûr car le mycélium peut être situé plus loin dans les tissus des pousses qu'il n'est visible de l'extérieur. Les fragments infectés doivent être retirés du jardin et éliminés, et non jetés au compost, car les laisser dans la circulation du jardin peut perpétuer le problème. Il vaut la peine de protéger les plaies après la coupe avec une pommade de jardinage, surtout lorsque des pousses plus épaisses ont été coupées.
Après la coupe, vous pouvez pulvériser contre les maladies fongiques, conformément à l'étiquette en vigueur de la préparation agréée et à la date d'application. En protection amateur, il est également important de renforcer les plantes tout au long de la saison, car un genévrier affaibli, mal coupé, poussant dans des endroits très fréquentés ou dans un endroit constamment humide est moins sensible aux infections. Une action combinée est la plus judicieuse : éliminer les pousses malades, protéger les plaies, pulvériser et observer les poiriers et autres plantes hôtes à proximité.
Sur le genévrier, la pulvérisation n'a de sens qu'après avoir coupé les pousses malades présentant des excroissances oranges et gélatineuses, car la préparation ne réparera pas les tissus infectés. Vous pouvez utiliser, par exemple, Saprol. Après la coupe, il vaut également la peine de protéger les blessures et de retirer les fragments infectés du jardin, au lieu de les jeter au compost.
Peut-on prévenir la rouille du genévrier ?
Il est préférable de le prévenir au stade de la planification du jardin. S'il y a des poiriers dans votre jardin, mieux vaut ne pas planter de genévriers sensibles juste à côté, car une telle proximité augmente le risque de maladie. La séparation des hôtes n'offre pas une protection complète car les spores peuvent se déplacer par le vent depuis d'autres jardins, mais cela réduit clairement la pression d'infection là où nous avons un impact sur les plantations.
Dans un jardin existant, la régularité est la chose la plus importante. Il convient de surveiller les genévriers chaque printemps, surtout après des périodes de temps pluvieux, et les poiriers doivent être contrôlés dès le développement des jeunes feuilles. Plus tôt nous enlevons la pousse de genévrier infectée, plus faible est le risque que la plante devienne une source active de spores pour les poiriers. Il ne s’agit donc pas de couper tous les conifères dans la panique, mais de limiter judicieusement et systématiquement la maladie là où ses symptômes évidents apparaissent.