Qu’est-ce qui accélère réellement le compostage ?
La plus grande erreur du compostage n’est pas le manque de temps ou les mauvaises proportions d’ingrédients, mais le manque de micro-organismes appropriés responsables de la décomposition de la matière organique. Ils font tout le travail : ils décomposent les résidus végétaux, les transforment en humus et déterminent le rythme de l'ensemble du processus.
L’astuce consiste à « inoculer » consciemment le compost avec les bonnes bactéries et champignons, plutôt que d’attendre qu’ils apparaissent d’eux-mêmes. En pratique, cela signifie ajouter ce que l'on appelle le composteur – mais pas nécessairement acheté.
L'astuce qui fait la différence : ajouter un compost naturel
Le moyen le plus simple et le plus efficace consiste à ajouter au compost des matières qui contiennent déjà des micro-organismes actifs. Cela pourrait être :
- compost mûr,
- terre de jardin,
- fumier,
- feuilles étalées.
Ce traitement agit comme un catalyseur : il accélère la multiplication des bactéries et déclenche immédiatement le processus de décomposition. Sans cela, le compost « repose » souvent pendant des semaines avant de commencer à se décomposer à un rythme notable.
En pratique, il suffit de recouvrir chaque nouvelle couche de déchets organiques d’une fine couche d’ancien compost ou de terre pour rendre l’effet beaucoup plus rapide.
Pourquoi ça marche si bien ?
Les micro-organismes n’apparaissent pas de nulle part dans le compost : ils ont besoin de temps, d’humidité et de conditions appropriées. En ajoutant un démarreur, vous évitez l'étape du « démarrage », qui est naturellement la plus longue.
Grâce à ceci :
- la décomposition commence presque immédiatement,
- la température du compost augmente plus vite,
- la matière organique se décompose uniformément,
- les odeurs désagréables sont réduites.
C’est pourquoi vous pourriez avoir l’impression que le compostage accélère même deux fois.
Comment utiliser cette astuce en pratique ?
Les meilleurs résultats viennent de la régularité et de la cohérence. Il ne s’agit pas d’ajouter un démarreur une seule fois, mais d’accompagner systématiquement le processus.
Chaque fois qu’il y a de nouveaux restes de cuisine ou de jardin, il vaut la peine de les recouvrir d’une fine couche de matière active. Grâce à cela, les micro-organismes ont un accès constant à du « carburant » frais et peuvent fonctionner sans interruption.
Il est tout aussi important de maintenir une humidité appropriée du compost : il doit être légèrement humide, mais pas mouillé. Des conditions trop sèches ralentissent les bactéries et un excès d’eau limite l’accès à l’oxygène.
Vaut-il la peine d’utiliser des activateurs de compost du commerce ?
Il existe sur le marché des accélérateurs spéciaux – des activateurs de compostage, mais leur action repose sur un mécanisme différent – ils fournissent de l'azote, qui est la « nourriture » des bactéries, leur permettant de se multiplier et de traiter les déchets plus rapidement. Ils n’introduisent pas de nouveaux micro-organismes, il est donc préférable de les utiliser de manière complémentaire.
Que ne pas faire pour ne pas ralentir le compost ?
Même la meilleure astuce ne fonctionnera pas si vous faites des erreurs élémentaires. Les plus courants sont :
- manque d'aération, ce qui conduit à la pourriture au lieu de la décomposition,
- des déchets trop gros qui se décomposent très lentement,
- un excès d'un type de matériau, par ex. juste de l'herbe ou des feuilles.
Il convient donc de rappeler que le levain fonctionne mieux dans un compost bien géré, où l’équilibre entre les ingrédients est maintenu.