Foin sous la nappe – un invité du pré et du jardin
Aujourd'hui, le foin sous la nappe est associé à une référence à la crèche de Bethléem, mais son histoire remonte à l'époque où la récolte était déterminée par ses propres champs et vergers. La table du réveillon de Noël était censée relier symboliquement la maison à ce qui poussait à l'extérieur – c'est pourquoi de l'herbe séchée, de la paille, des épis et parfois même des grains isolés étaient placés sous la nappe blanche. On croyait que leur contact apporterait une bonne année au jardin, une récolte saine et un garde-manger bien rempli.
Quel foin choisir et que faire avec après le réveillon de Noël ?
Dans un appartement moderne, il n'est pas nécessaire d'en mettre tout un tas sous la nappe. Tout ce dont vous avez besoin est une fine couche de foin sec et propre, de préférence provenant de votre propre prairie fleurie, d'une parcelle non traitée ou d'une ferme de confiance. Au lieu du foin classique, vous pouvez également utiliser de la paille séchée provenant de vos propres mini-céréales, des graminées ornementales ou des bottes d'herbes (par exemple menthe, camomille, lavande).
Après le réveillon de Noël, laissons le foin « rester » avec nous – ne le jetons pas à la poubelle, mais dans le compost comme matière « brune », grâce à laquelle l'élément symbolique de la tradition retourne d'où il vient – sur notre terre.
Amusez-vous avec la tradition, c'est-à-dire la bonne aventure avec du foin sous la nappe
Le foin sous la nappe est un charmant élément de tradition qui peut être en partie transformé en divertissement. Il s'agit de diseuses de bonne aventure très simples, faites maison pour l'année suivante, où les membres du ménage sortent au hasard des pailles et « lisent » la bonne aventure basée sur celles-ci – par exemple :
- lame longue et droite – « l'année sera bonne », beaucoup de bonheur, de santé, de meilleures récoltes ;
- court, cassé, jaune – une année plus faible, plus de problèmes, une pire récolte ;
- très épais, fort – force, santé, réussite ;
- mince, « misérable » – vous devrez faire plus d'efforts et économiser davantage.
Ce jeu peut être facilement diversifié pour les enfants : avant le dessin, une question est posée à voix haute à plusieurs personnes : celui qui tirera la paille la plus longue aura les meilleures notes, partira le plus vite pour un voyage de rêve ou sera le premier à réaliser son rêve !
Couvert supplémentaire – mémoire, hospitalité et un peu de tradition
Aujourd'hui, une table vide la veille de Noël est le plus souvent expliquée comme un lieu réservé à un invité inattendu – un voisin solitaire, quelqu'un dans le besoin, quelqu'un qui pourrait frapper à la dernière minute. C’est une belle interprétation contemporaine qui s’intègre bien dans l’idéal d’une maison ouverte et hospitalière. Il convient cependant de rappeler que cette coutume n'était pas uniforme ni aussi ancienne que, par exemple, le foin sous la nappe ou une gerbe de céréales dans un coin de la pièce. Dans certaines régions, il n'était pas du tout pratiqué, dans d'autres, il n'est devenu populaire qu'au XXe siècle, notamment grâce aux médias, à la littérature religieuse et aux spectacles de la Nativité dans les écoles.
Dans le passé, une place vide à table était décrite de manière assez générale comme une place « pour quelqu'un qui a disparu » – sans préciser s'il s'agissait d'un véritable vagabond ou d'une personne qui ne pouvait plus s'asseoir avec sa famille. C'est pourquoi dans certaines maisons il n'y a qu'une chaise libre (pas nécessairement à table, mais à proximité) et une assiette avec un morceau de pain ou une gaufrette.